16/04/2010
Break
Bref je m'excuse donc de la future absence de post.
Bonne semaine
Peace!
15/04/2010
Histoire (2.2)
-Super ! Vive le matin, dis-je tout haut en me détournant du miroir pour entrer dans la cabine de douche.
L’eau brulante coulant du pommeau laisse des trainées rouge sur ma peau là où elle dégouline, pourtant je reste en dessous ; la chaleur me calme et apaise même la douleur de ma cheville. Je frotte vigoureusement mon corps trempé et me lave minutieusement les cheveux, avant de me rincer à l’eau froide, très froide. Comme à chaque fois, le choc thermique est un peu brutal, mais au moins après ça, je suis réveillée pour de bon. J’entrouvre la porte de la cabine pour attraper ma serviette dans laquelle je m’enroule, puis sors sur le carrelage blanc de la pièce, que je macule de gouttelettes tombées de ma chevelure. Une fois sèche, je fixe solidement mon attelle et finis de m’habiller. La pendule m’apprend qu’il ne me reste qu’une trentaine de minutes pour déjeuner avant que les cours ne commencent, génial !
Je descends donc prendre mon petit déjeuner avec les autres élèves, puis après avoir avalé un café encore brulant et mangé une tartine à toute vitesse, je remonte faire mon sac. Je vide son contenu sur mon parquet en cherchant des yeux l’endroit où j’ai bien pu poser mon bloc note et mon stylo. J’aperçois le coin de mon bloc note sous le lit, je me baisse et le récupère ainsi que le stylo que j’avais posé dessus, ferme mon sac, ma chambre et descend rejoindre le bâtiment où nous avons cours. La cloche retentit alors que je suis en chemin et j’arrive donc après les autres qui m’attendent devant la porte. Et c’est parti pour une semaine de cours, et tout ça sous la pluie.
Pendant toute cette morne semaine passée dans une salle à regarder tomber la pluie nous ne pensons qu’au week-end, mais pour des raisons bien différentes des autres élèves. De rares éclaircies le jeudi, puis un temps qui s’améliore singulièrement le vendredi nous rend le sourire ; demain nous pourrons partir explorer la grotte au fond du puits, si s’en est une. Je suis d’autant plus contente que ma cheville ne me fait presque plus mal et je pourrais donc me joindre à eux pour descendre. La cloche lorsqu’elle retentit pour marquer la fin des cours le vendredi soir, a un petit parfum de liberté. Nous descendons tous les cinq vers le lac, comme à notre habitude. Mais ce soir, notre conversation a un but bien particulier, car nous devons préparer une liste de matériel que nous emmènerons demain. Lynell sort un papier, un crayon, et nous commençons à dire ce à quoi il faudra penser.
-A manger ! dit Ash.
-De quoi dormir ! ajouta Yawn.
-Des graines de Luz, suggéra ma sœur.
-Une trousse à pharmacie, nota Lynell en me jetant un rapide coup d’œil amusé.
-Des cordes, et de quoi se changer, et puis des vêtements chaud, au cas où, je compte bien descendre sans sauter cette fois-ci, ma cheville n’aimerai pas trop je crois.
Après un éclat de rire général de notre petit groupe, l’élaboration de la liste se poursuit jusqu’à ce que celle-ci atteigne une taille plus que respectable, surtout pour une expédition d’un week-end seulement. Nous répartissons les tâches, je serais chargée de prendre la lumière pour le groupe, Ash et Yawn se chargerons d’aller dérober de la nourriture en cuisine, Lynell s’occupera des cordes et du matériel d’escalade, quand à ma sœur, elle s’occupera de la pharmacie. Nous nous quittons en convenant de nous coucher tôt et de se retrouver ici même demain matin, au lever du jour. A ces mots tous les regards se tournèrent vers Yawn, qui fit mine de ne rien entendre, mettant les mains dans les poches et regardant le ciel en sifflotant.
-Alors c’est convenu, conclut Ash, à demain matin.
Nous nous séparons sur ces sages paroles et rentrons dans nos bâtiments respectifs. Après un repas avalé rapidement, ma sœur, Lynell et moi montons nous coucher, après avoir chacune préparé notre sac et pour ma part récupéré une grande quantité de graine de Luz, et pris quelques bocaux pour stocker la poudre. Je me couche de bonne humeur et toute excitée par notre excursion de demain. Le sommeil me gagne sans attendre, tant je suis pressée d’être le lendemain matin.
13/04/2010
Histoire (2.1)
Je m’habille donc en tachant de ne pas m’appuyer sur ma cheville douloureuse, et c’est en boitillant que je me rends ensuite à la cuisine commune. Elle est vide. Je me sers un grand bol de café encore fumant sorti tout droit d’un thermos laissé sur la table et m’installe sur la table pour lire le journal de la veille.
Je repose ce vieux chiffon mal imprimé sans attendre, ce n’est pas encore aujourd’hui que le journal sera porteur d’une nouvelle intéressante, ou réellement nouvelle. Même l’agitation provoquée dans la population par l’annonce des attaques de villages a fini par retomber, ces attaques en devenant régulières perdirent de leur impact médiatique, et si les gouvernements se soupçonnent chaque jour un peu plus, les villageois eux, ont déjà oublié ces incidents. Mon café fini je me lève, fais ma vaisselle et pars en quête de ma sœur.
Le bâtiment semble désert, seul se fait entendre le grincement du parquet sous mes pas hésitants. Arrivée devant la chambre de ma sœur, je frappe deux petits coups secs puis un troisième une seconde plus tard, un sorte de code entre nous. J’attends un moment et n’entendant pas de pas se diriger vers la porte, colle mon oreille contre la serrure pour tenter d’entendre quelque chose. Rien, Elle doit encore dormir. Je sors le double de clef de sa chambre et entre sans faire de bruit, jette un coup d’œil dans son lit : vide. Je ressors et ferme la porte à double tour, pour qu’elle comprenne que je suis passée si elle revient sans que je la voie. Je dirige donc mes pas vers la chambre de Lynell, seconde destination la plus probable, ou plutôt troisième, si l’on compte la cuisine. En chemin je croise Prune, une première année avec laquelle je me suis liée d’amitié. Je me rappelle le jour de son arrivée lorsqu’elle était venue me voir paniquée pour me demander pourquoi la salle indiquée sur son planning était vide. Arrivée en retard, elle n’avait pas vu partir le professeur, et les quelques élèves qui constituaient son groupe de réflexion, qui se rendaient sur le bord du lac pour faire le cours à l’air libre. Elle était venue me voir le soir dans ma chambre pour me remercier et nous avions discuté un long moment. Elle avait à cette occasion manqué de me faire mourir quand, après m’avoir dit qu’elle trouvait un garçon craquant, elle me fit l’exacte description de Ash. Ce jour-là j’ai bien cru que je ne réussirai pas à m’arrêter de rire. J’ai tellement passé de temps avec lui que je le considère aujourd’hui plus comme un frère que comme un ami, l’idée donc de le trouver mignon, bien que ces yeux vert émeraude m’aient attirés à l’époque où je ne le connaissais pas, me semble tout à fait étrange.
-Salut Aether ! Qu’est-ce que tu t’es fait à la cheville, dit-elle voyant mon attelle dépasser de mes chaussons en forme de marcassin ridicule (mais tellement mignon !)
-Je suis tombée dans l’escalier hier soir, je me suis foulée la cheville, dis-je en cachant maladroitement mon pied derrière mon autre jambe.
Elle eut une moue dubitative, mais comprenant que je ne préférais pas en parler elle n’insista pas.
-Tu ne retournes pas voir ta famille ce week-end finalement ?
-Non, dit-elle. Mon anniversaire est dans quelques semaines alors ils veulent me faire une surprise, du coup je reste à l’école ce week-end et le prochain pour leur économiser le prix du voyage et… Oh zut ! J’ai oublié d’aller voir Mary, je file désolée. A une prochaine !
Elle repartit en courant par-là d’où elle était arrivée, me laissant de nouveau seule dans le couloir du premier étage. J’aime vraiment cette fille. Elle est tellement énergique et étourdie, je ne m’ennuie jamais quand je la vois. Je souris a cette pensée et continue mon chemin pour finalement arriver devant la chambre de Lynell, à l’intérieur de laquelle je la trouve en compagnie de ma sœur en train de discuter sur le lit. Elles me font une petite place et toutes trois, passons ce dimanche après-midi pluvieux en joyeux babillage. Parler de chose futile fait tellement de bien de temps en temps.
Et oui, même les superhéros ont une vie normale.
Vous noterez le changement de point de vue, je précise pour les moins attentifs! ^^
12/04/2010
Illustration (Partie 1.3 de l'histoire)

Yawn et Ash courant avec la corde pour remonter leur amie.
Encore une belle illustration signée Ash, ce mec déchire tout passez voir ce qu'il fait c'est top!
Histoire 1.4
Lorsqu’elle nous voit arriver portant sa sœur, Althanae se précipite vers nous, inquiète, surement à cause de ma précipitation tout à l’heure. Aether la rassure et lui dit qu’elle s’est seulement blessée à la cheville. Rassurée, Althanae prend sa sœur sur son dos pour parcourir la courte distance qui nous sépare du campement. Fatigués par cette agitation Ash et moi mettons plus de temps pour rejoindre les filles, et tandis que nous cheminons vers elles, je vois Althanae parler précipitamment à Lynell, et cette dernière se retourner pour chercher dans son sac de quoi faire une attelle. Le temps que nous arrivions, ladite attelle est déjà faite et mise en place sur la cheville douloureuse. Il ne nous reste plus qu’à manger en écoutant les explications. Parfait !
Après l’effort de tout à l’heure, c’est avec un plaisir immense que je déguste notre pique-nique pourtant simple. De plus, dans un tel environnement l’eau est plus fraiche, la nourriture plus douce, tout à un gout de liberté, et c’est un met dont la saveur n’a pas d’égal.
Comme à son habitude Lynell est dévorée par la curiosité et c’est donc elle qui prend finalement la parole pour questionner son amie sur les raisons de l’accident de tout à l’heure. L’intéressée fini sa bouchée avant de commencer son récit :
«Tout à l’heure en allant chercher de l’eau à la source, on s’est posés un moment après avoir rempli les gourdes, histoire de profiter du paysage un moment. On était assis à regarder les champs dans la vallée qui s’étendait à nos pieds, quand il m’a semblé voir un mouvement plus bas sur le versant de la colline. Espérant voir un chevreuil ou un animal dans le genre, j’ai tourné la tête pour regarder et j’ai vu des yeux, parce que je crois vraiment que s’en était, violets. Surprise je me suis levée d’un bond, faisant du même coup sortir Yawn de sa torpeur. J’étais tellement intriguée que je suis partie en courant, coupant court à ses questions, et je me suis approchée de l’amas du tronc ou j’avais vu les yeux. En l’escaladant j’ai trouvé un endroit où les branches les plus fines était cassée, et c’est en me penchant pour observer que je suis tombée dans cette espèce de puits, me tordant la cheville dans ma chute. La suite vous la connaissez, Yawn viens et avec l’aide d’Ash, me remonte à la surface. Par contre il y a quelque chose d’étrange dans ce puits. J’étais dans le noir et ne voyais pas plus loin que le bout de mon bras, j’ai donc cherché un mur à tâtons pour m’adosser en attendant les garçons, et j’ai constaté qu’une paroi était absente. Pas écroulée ou ouverte à un endroit, juste il n’y en avait pas. Comme si le puits se transformait en une grotte, mais je n’avais plus la force d’aller voir, et j’étais assommée quand Yawn est descendu me chercher. »
Nous sommes tous avide d’en savoir plus, mais elle nous a manifestement tout dit, et l’état de sa cheville nous oblige à repousser au week-end prochain l’exploration de cette mystérieuse grotte, si s’en est vraiment une. C’est donc au rythme d’une tortue de compétition que nous rentrons à l’école. Les autres discutent allègrement en cheminant entre les arbres et les champs, Ash faisant rire toute l’assemblée de ses histoires drôle, dont nul ne sait où il puisait l’inspiration pour les inventer. Je reste un peu en retrait, étrangement songeur. Je pense à mon petit frère que je n’ai pas vu depuis bientôt trois ans. Je ne le reconnaitrais peut-être même pas en le voyant, à l’heure qu’il est, il doit aider notre mère à la maison, il a toujours adoré aider au rangement et a toutes ces petites chose qui m’insupportent et qui pourtant font d’une maison un lieu chaleureux et tranquille. Les yeux dans le vague, j’essaye d’imaginer la maison, les plateformes qui grincent légèrement au gré du vent, les feuilles offrant un abri contre le soleil. Le temps est idéal pour eux.
Un choc me rappelle brutalement à la réalité et je m’étale de tout mon long dans les fleurs longeant le sentier. J’identifie ce qui m’a sauté dans le dos comme étant Lynell au son de son rire lorsque je perds l’équilibre. Elle se détache de mon dos et roule à côté de moi, entrainés dans notre élan. Je me relève, des brindilles plein les cheveux, tends la main à mon « agresseur », puis me retourne pour chercher les autres du regard. J’ai dû m’arrêter de marcher un moment car ils sont déjà loin devant. Pourtant même à cette distance je vois leur hilarité, à la vue de ma chute qui n’était rien moins que gracieuse.
«Ce que tu peux être lent ! Allez portes moi jusqu’à l’école pour la peine, et rattrapons les autres »
J’accepte de bonne grâce, et c’est en faisant office de cheval que je rentre jusqu’au lac du lycée en compagnie des autres.
Le soleil est couché depuis près d’une heure lorsque nous arrivons, et nous décidons de l’imiter, après une journée bien remplie. Ash et moi nous apprêtons à rentrer dans le bâtiment des dortoirs masculins lorsque la voix d’Aether derrière nous retentit :
«Et pas un mot pour cet après-midi hein ! »
Comprenant qu’elle parlait bien sûr de l’existence du puits, et des yeux qu’elle disait avoir vu, je lève mon pouce en l’air, signe que nous avons bien compris le message. Et nous rentrons.
En me déshabillant je regarde mes vêtements. Comme prévu, sales et déchirés. Ces sorties vont me faire devenir un vrai maitre en couture et en lessive si ça continue.
Sur cette pensée profonde je me couche et m’endors rapidement.
